comme une coquille vide...
prologue: la pièce se déroule au fond d'une piscine ou spectateurs choeurs et auteur/acteur sont regroupés duement équipés pour l'exercice; ceci explique la briéveté de la pièce car l'auteur consomme beaucoup d'oxygène
Acte I, scène première:
l'auteur est assis tout raide sur une chaise; manifestement il souffre, le public se dit:" quel dommage un si bel homme"
L'auteur:-Le titre est un peu déprimant, n'est ce pas?
les choeurs -oh oui le titre est vraiment déprimant!
l'auteur-(en aparté) j'ai fait exprès, j'ai besoin qu'on me plaigne un peu de temps en temps
(à voix haute vers le public) oui, c'est sur! vraiment déprimant... mais faut vous dire...
le public (suspendu aux lèvres de l'auteur) oh oui dis nous tout dis nous
l'auteur- m'y voici donc faut vous dire que -(en grimaçant de plus belle)que je suis cloué sur ma chaise depuis hier...
le public: ohhhh aaaaah
l'auteur:mon kayak qui pèse ses soixante kilos a fait faire crac à mon rachis déjà bien en peine de supporter mes soixante cinq kilos de viande, d'os et de liquides divers.
les choeurs rejoints par le public- ouille aïe aïe
l'auteur: il va me falloir bricoler un système de levage pour poser et déposer l'engin sur le toit de ma voiture...
les choeurs: ben c'est ça, va falloir que tu bricoles un système de levage pour poser et déposer l'engin sur le toit de ta voiture...bon et maintenant arrête de pleurer sur tes vertèbres et parle nous de cette coquille...
l'auteur: (encore un peu grimaçant )SOIT!
(un écran se déroule du fond de la piscine jusqu'à fleur d'eau et s'y projette l'image ci dessous, une légère houle fait fasseyer la toile et donne l'illusion que la coquille est immergée- la vache, c'est beau)
le public...oh ah oui! bravo
voix off (d'une voix docte et assurée)TURBO petholathus, dit Turbo tapisserie; faune classique des platiers battus de l'indo pacifique avec l'oursin crayon, les porcelaines et les cônes (aparté:ben oui yen a partout)
existe aussi en jaune
refce 47 296 26 T (tapisserie)
47 296 26 J (jaune)
prix indicatif en francs CFP (l'auteur en aparté: F CFP c'est francs des colonies françaises du pacifique et dire que les indépendantistes ne veulent pas en changer, quand même...enfin...non? vous trouvez pas ça bizarre? les colonies c'est pas celles de Pierre Perret...enfin on n'est plus à une incohérence près dans ce beau pays)
vous l'enlevez pour...
l'auteur (se levant d'un bond et restant suspendu à 10 cm du sol,facile dans l'eau! un rictus déchirant son visage de haut en bas et vice versa, emporté par la passion il en avait oublié sa douleur) Ah non rien à vendre ici !dehors les marchands du temple ( -en aparté:ah on ne se débarasse pas comme ça du fond judéochrétien qui n'est plus non plus un fonds de commerce, d'ailleurs comme disait à peu près boby lapointe dans avanie et framboise marchands de glace"dans le commerce quand le fonds fond c'est pas bon patapon")
le public: bravo
rideau
ActeI scène seconde(même décor)
l'auteur: où en étais je?
les choeurs:retournons au fond
rires
l'auteur: ahah je vois qu'on a de l'humour ,nous y sommes!(deux assistantes ondulant comme des nudibranches(ben quoi si je peux choisir, après tout c'est moi l'auteur et c'est moi qui souffre) viennent saisir l'auteur et le recaler dans sa chaise.)OUI, dans le fond, on n'est pas si bête;c'est donc une coquille que j'ai ramassée à 26m de fond, on n'en trouve pas si souvent car soit elles sont habitées par le mollusque qui les porte soit elles sont squattées par des sans papiers qui préfèrent l'eau du pacifique à celle du canal saint martin, la plupart s'appellent bernard (en mémoire de la rénovation dans un style contemporain très discutable de la porte de l'église du saint du même nom par des intermittents de la police et du FN)lhermitte est leur surnom et ça n'a rien a voir avec l'acteur qui "gesticule" avec carole Bouquet (un bouquet n'est il pas une crevette? c'est le bouquet non)
les choeurs: rires
(le public est en train d'assimiler la brochette de bons mots et reste coi)
un livreur en scooter des mers apporte sur scène un énorme plateau de fruits de mer
- NOIR-
acteI scène troisième
applaudissements nourris ( ben oui après un palteau de fruits de mer...ah ben non si c'eut été un palteau il se serait ramassé une veste!), )donc applaudissements nourris ( ben oui après un pLAteau de fruits de mer)ceci dit un tel sujet sans coquille...
LUMIERE
le décor a changé , sur l'avant de la scène un tas de moules rappelle la braderie de LILLE.
le public: pouah!!!!
l'auteur est maintenant allongé sur un lit dans des draps de soie bleue qui ne sont pas sans évoquer la mer
le public: les filles! les filles...
l'auteur:(retrouvant son accent d'origine sans doute influencé par le tas de moules) point trop n'in faut...(soudain sérieux)revenons au sujet qui nous anime malgré ma lombalgie;
écran blanc à nouveau
....
le public: ah!!!oh!!!
l'auteur: voici l'envers du décor, moi qui me lamente sur mon endosquelette; je ne puis m'empécher (et vous non plus!)de penser que coquillages et crustacés n'ont pas ce genre de problème (en aparté: enfin, en fait ils n'ont pas de kayak à mettre sur leur voiture puisqu'ils n'ont pas de voiture non plus)alors si on va par là (façon de parler pour l'instant je ne vais nulle part....)la vie de coquillage: pas d'impôts,pas de responsabilités, pas d'angoisses métaphysique (ou ta chimie)...le bonheur?
le public (en pleine réflexion...silence puis rires, il a compris la chimie)
l'auteur (grave) oui mais ...finir comme une coquille vide, fût elle aussi jolie.... réflexion faite ,je garde mon lumbago,mon boulot, ma libido et mes alter ego , d'ailleurs , au fait et à propos, faudra que je pense à faire un peu de musculation;j'ai, pour l'instant la sensation d'habiter un corps de mollusque qui s'accroche à mes os...
du public des voix fusent(plus ou moins spontanément car il n'a pas encore compris le coup des haltères,mais l'auteur a payé des chauffeurs de salle): mais non t'es vachement bien conservé pour ton age, des femmes hystériques (non payées par la production)se lèvent et lancent leur culotte sur le tas de moules dans la confusion générale...(en un seul mot enfin, voyons!)
Rideau
ACTE II scène ultime
ou l'auteur, malgré une douleur insoutenable, ou peut être inspiré par elle se prend presque pour dieu
l'auteur a mis sa ceinture gibaud, il se tient debout sur un pied ventousé au fond de la piscine(un pédoncule?), la douleur est à son comble sa lèvre inférieure pend lamentblement et un filet de bave s'écoule sur son menton ; il ressemble de plus en plus à un mollusque...la lumière bleutée accentue cette image
les choeurs: gloupglougloup
le public debout: quel courage, bravo!
l'auteur: (blasphémant) bon dieu de merde! putain de saloperie de lumbago à la con!
les choeurs faussement indignés: bon ça va maintenant, on n'en meurt pas le public veut encore apprendre des trucs sur Turbo petholathus
l'auteur :oui si vous voulez mais j'ai plus de photos on a fait le tour sauf peut être....
les choeurs: sauf sauf sauf
le public: sauf quoi??????
l'auteur:manifestement souffrant:sauf..aaah...(les assistantes maintenant en monokini amènent un sofa et y couchent contre son gré l'auteur)
elles font mine de s'éloigner
l'auteur, résigné:bref, non restez les filles dansez !
pendant que les filles entament une chorégraphie de claude françois (souvenez vous il se prenait pour une murène !un murène...lui qui était grand comme deux lucioles!)
à la limite de la perte de connaissance entre deux scanssions de Ba rra cu dda, l'auteur reprend son souffle la musique baisse les filles continuent de danser,fumigènes, elles semblent avoir des tentacules en lieu et place des bras et jambes, l'auteur reprend son discours:
n'empèche, quand on regarde cette coquille et ses ornements, on se plait à penser que Dieu a du passer beaucoup de temps au début pour faire tous ces jolis dessins minutieux et que manifestement sur la fin il s'est beaucoup moins attaché à l'apparence; honnêtement regardez vous nu(e) dans un miroir, il a beau être poli, c'est pas terrible au niveau des couleurs, et ne parlons pas du reste.Alors oui il y a quand même quelques trouvailles interessantes, les poumons,le squelette(encore que), la main (ça c'est une trouvaille, sinon par exemple comment on ferait pour écrire un blog???merci dieu) , et aussi et surtout le cerveau(voir infra); c'est vrai non?
le public: baracuda !
la musique remonte un peu les filles reviennent sur le devant de la scène
le public : ouiiiiii
l'auteur parlant plus fort que la musique: nous les humains, soit disant l'ultime création de dieu, la perfection, sommes obligés de nous faire tatouer si on veut être décoré (par exemple les légionaires)
bon, on peut y voir chez dieu s'il existe en ciel une recherche spirituelle de l'essentialité universelle,un cheminement intellectuel et spirituel allant du plus tape à l'aoeil au plus épuré, au détriment d'un esthétisme surfait et superfétatoire...fi de l'esthétique (oui s'il te plait laisse les) dieu serait passé par la même voie que picasso (pas le baliste, l'artiste)de sa période rose au cubisme...ainsi Dieu ne serait qu'un artiste?(en aparté: je vous conseille de relire Hamlet avec dans le crâne (le votre pas celui de feu l'acteur)cet arrière plan métaphysicoartistique, ça le fait grave!)
si ça se trouve (la voix devient de plus en plus forte, le bleu fait place au rouge à mesure que l'emphase enfle), si ça se trouve le diable c'est Jerome Bosh et saint pierre c'est César (Pas jules, l'autre:l'infini est grand mais quand même on peut bien se permettre quelque compressions et puis c'est tellement beau ces morceaux de plumes qui sortent des cubes)
un baracuda est laché dans la piscine
le public: s'enfuyant en faisant des signes de croix
aaaaaahhhh
ACTE III
ou l'auteur explique que dorénavant et pour deux ou trois jours,avec ce lumbago, il est condamné à appartenir à la famille des poulpes (céphalopodes, c'est à dire ceux qui prennent leur pied seulement dans leur tête)
cet acte a fait l'objet d'une censure car contraire aux bonnes soeurs, encore une coquille...de toutes façons ya plus personne dans la piscine alors,honteux et confus, se tenant le dos,l'auteur va se faire cuire un oeuf avant la sieste.
EPILOGUE voix off ci dessous en exclusivité: -on projette sur le fond de la piscine cette photo de champignon toruvé près de chez l'auteur sur un tronc d'arbre, taille d'un cerveau humain, soit environ 1400cm3, pour fermer la boucle avec le turbo)encore une petite expérience divine; manquerait plus que la greffe prenne, si les arbres se mettent à penser les hommes n'en ont plus pour longtemps, faut qu'j'y aille le baracuda a fini de bouffer les filles et les fruits de mer et j'ai plus d'air!
pardon d'avoir été un peu long mais ça occupe!
Acte I, scène première:
l'auteur est assis tout raide sur une chaise; manifestement il souffre, le public se dit:" quel dommage un si bel homme"
L'auteur:-Le titre est un peu déprimant, n'est ce pas?
les choeurs -oh oui le titre est vraiment déprimant!
l'auteur-(en aparté) j'ai fait exprès, j'ai besoin qu'on me plaigne un peu de temps en temps
(à voix haute vers le public) oui, c'est sur! vraiment déprimant... mais faut vous dire...
le public (suspendu aux lèvres de l'auteur) oh oui dis nous tout dis nous
l'auteur- m'y voici donc faut vous dire que -(en grimaçant de plus belle)que je suis cloué sur ma chaise depuis hier...
le public: ohhhh aaaaah
l'auteur:mon kayak qui pèse ses soixante kilos a fait faire crac à mon rachis déjà bien en peine de supporter mes soixante cinq kilos de viande, d'os et de liquides divers.
les choeurs rejoints par le public- ouille aïe aïe
l'auteur: il va me falloir bricoler un système de levage pour poser et déposer l'engin sur le toit de ma voiture...
les choeurs: ben c'est ça, va falloir que tu bricoles un système de levage pour poser et déposer l'engin sur le toit de ta voiture...bon et maintenant arrête de pleurer sur tes vertèbres et parle nous de cette coquille...
l'auteur: (encore un peu grimaçant )SOIT!
(un écran se déroule du fond de la piscine jusqu'à fleur d'eau et s'y projette l'image ci dessous, une légère houle fait fasseyer la toile et donne l'illusion que la coquille est immergée- la vache, c'est beau)
le public...oh ah oui! bravo
voix off (d'une voix docte et assurée)TURBO petholathus, dit Turbo tapisserie; faune classique des platiers battus de l'indo pacifique avec l'oursin crayon, les porcelaines et les cônes (aparté:ben oui yen a partout)
existe aussi en jaune
refce 47 296 26 T (tapisserie)
47 296 26 J (jaune)
prix indicatif en francs CFP (l'auteur en aparté: F CFP c'est francs des colonies françaises du pacifique et dire que les indépendantistes ne veulent pas en changer, quand même...enfin...non? vous trouvez pas ça bizarre? les colonies c'est pas celles de Pierre Perret...enfin on n'est plus à une incohérence près dans ce beau pays)
vous l'enlevez pour...
l'auteur (se levant d'un bond et restant suspendu à 10 cm du sol,facile dans l'eau! un rictus déchirant son visage de haut en bas et vice versa, emporté par la passion il en avait oublié sa douleur) Ah non rien à vendre ici !dehors les marchands du temple ( -en aparté:ah on ne se débarasse pas comme ça du fond judéochrétien qui n'est plus non plus un fonds de commerce, d'ailleurs comme disait à peu près boby lapointe dans avanie et framboise marchands de glace"dans le commerce quand le fonds fond c'est pas bon patapon")
le public: bravo
rideau
ActeI scène seconde(même décor)
l'auteur: où en étais je?
les choeurs:retournons au fond
rires
l'auteur: ahah je vois qu'on a de l'humour ,nous y sommes!(deux assistantes ondulant comme des nudibranches(ben quoi si je peux choisir, après tout c'est moi l'auteur et c'est moi qui souffre) viennent saisir l'auteur et le recaler dans sa chaise.)OUI, dans le fond, on n'est pas si bête;c'est donc une coquille que j'ai ramassée à 26m de fond, on n'en trouve pas si souvent car soit elles sont habitées par le mollusque qui les porte soit elles sont squattées par des sans papiers qui préfèrent l'eau du pacifique à celle du canal saint martin, la plupart s'appellent bernard (en mémoire de la rénovation dans un style contemporain très discutable de la porte de l'église du saint du même nom par des intermittents de la police et du FN)lhermitte est leur surnom et ça n'a rien a voir avec l'acteur qui "gesticule" avec carole Bouquet (un bouquet n'est il pas une crevette? c'est le bouquet non)
les choeurs: rires
(le public est en train d'assimiler la brochette de bons mots et reste coi)
un livreur en scooter des mers apporte sur scène un énorme plateau de fruits de mer
- NOIR-
acteI scène troisième
applaudissements nourris ( ben oui après un palteau de fruits de mer...ah ben non si c'eut été un palteau il se serait ramassé une veste!), )donc applaudissements nourris ( ben oui après un pLAteau de fruits de mer)ceci dit un tel sujet sans coquille...
LUMIERE
le décor a changé , sur l'avant de la scène un tas de moules rappelle la braderie de LILLE.
le public: pouah!!!!
l'auteur est maintenant allongé sur un lit dans des draps de soie bleue qui ne sont pas sans évoquer la mer
le public: les filles! les filles...
l'auteur:(retrouvant son accent d'origine sans doute influencé par le tas de moules) point trop n'in faut...(soudain sérieux)revenons au sujet qui nous anime malgré ma lombalgie;
écran blanc à nouveau
....
le public: ah!!!oh!!!
l'auteur: voici l'envers du décor, moi qui me lamente sur mon endosquelette; je ne puis m'empécher (et vous non plus!)de penser que coquillages et crustacés n'ont pas ce genre de problème (en aparté: enfin, en fait ils n'ont pas de kayak à mettre sur leur voiture puisqu'ils n'ont pas de voiture non plus)alors si on va par là (façon de parler pour l'instant je ne vais nulle part....)la vie de coquillage: pas d'impôts,pas de responsabilités, pas d'angoisses métaphysique (ou ta chimie)...le bonheur?
le public (en pleine réflexion...silence puis rires, il a compris la chimie)
l'auteur (grave) oui mais ...finir comme une coquille vide, fût elle aussi jolie.... réflexion faite ,je garde mon lumbago,mon boulot, ma libido et mes alter ego , d'ailleurs , au fait et à propos, faudra que je pense à faire un peu de musculation;j'ai, pour l'instant la sensation d'habiter un corps de mollusque qui s'accroche à mes os...
du public des voix fusent(plus ou moins spontanément car il n'a pas encore compris le coup des haltères,mais l'auteur a payé des chauffeurs de salle): mais non t'es vachement bien conservé pour ton age, des femmes hystériques (non payées par la production)se lèvent et lancent leur culotte sur le tas de moules dans la confusion générale...(en un seul mot enfin, voyons!)
Rideau
ACTE II scène ultime
ou l'auteur, malgré une douleur insoutenable, ou peut être inspiré par elle se prend presque pour dieu
l'auteur a mis sa ceinture gibaud, il se tient debout sur un pied ventousé au fond de la piscine(un pédoncule?), la douleur est à son comble sa lèvre inférieure pend lamentblement et un filet de bave s'écoule sur son menton ; il ressemble de plus en plus à un mollusque...la lumière bleutée accentue cette image
les choeurs: gloupglougloup
le public debout: quel courage, bravo!
l'auteur: (blasphémant) bon dieu de merde! putain de saloperie de lumbago à la con!
les choeurs faussement indignés: bon ça va maintenant, on n'en meurt pas le public veut encore apprendre des trucs sur Turbo petholathus
l'auteur :oui si vous voulez mais j'ai plus de photos on a fait le tour sauf peut être....
les choeurs: sauf sauf sauf
le public: sauf quoi??????
l'auteur:manifestement souffrant:sauf..aaah...(les assistantes maintenant en monokini amènent un sofa et y couchent contre son gré l'auteur)
elles font mine de s'éloigner
l'auteur, résigné:bref, non restez les filles dansez !
pendant que les filles entament une chorégraphie de claude françois (souvenez vous il se prenait pour une murène !un murène...lui qui était grand comme deux lucioles!)
à la limite de la perte de connaissance entre deux scanssions de Ba rra cu dda, l'auteur reprend son souffle la musique baisse les filles continuent de danser,fumigènes, elles semblent avoir des tentacules en lieu et place des bras et jambes, l'auteur reprend son discours:
n'empèche, quand on regarde cette coquille et ses ornements, on se plait à penser que Dieu a du passer beaucoup de temps au début pour faire tous ces jolis dessins minutieux et que manifestement sur la fin il s'est beaucoup moins attaché à l'apparence; honnêtement regardez vous nu(e) dans un miroir, il a beau être poli, c'est pas terrible au niveau des couleurs, et ne parlons pas du reste.Alors oui il y a quand même quelques trouvailles interessantes, les poumons,le squelette(encore que), la main (ça c'est une trouvaille, sinon par exemple comment on ferait pour écrire un blog???merci dieu) , et aussi et surtout le cerveau(voir infra); c'est vrai non?
le public: baracuda !
la musique remonte un peu les filles reviennent sur le devant de la scène
le public : ouiiiiii
l'auteur parlant plus fort que la musique: nous les humains, soit disant l'ultime création de dieu, la perfection, sommes obligés de nous faire tatouer si on veut être décoré (par exemple les légionaires)
bon, on peut y voir chez dieu s'il existe en ciel une recherche spirituelle de l'essentialité universelle,un cheminement intellectuel et spirituel allant du plus tape à l'aoeil au plus épuré, au détriment d'un esthétisme surfait et superfétatoire...fi de l'esthétique (oui s'il te plait laisse les) dieu serait passé par la même voie que picasso (pas le baliste, l'artiste)de sa période rose au cubisme...ainsi Dieu ne serait qu'un artiste?(en aparté: je vous conseille de relire Hamlet avec dans le crâne (le votre pas celui de feu l'acteur)cet arrière plan métaphysicoartistique, ça le fait grave!)
si ça se trouve (la voix devient de plus en plus forte, le bleu fait place au rouge à mesure que l'emphase enfle), si ça se trouve le diable c'est Jerome Bosh et saint pierre c'est César (Pas jules, l'autre:l'infini est grand mais quand même on peut bien se permettre quelque compressions et puis c'est tellement beau ces morceaux de plumes qui sortent des cubes)
un baracuda est laché dans la piscine
le public: s'enfuyant en faisant des signes de croix
aaaaaahhhh
ACTE III
ou l'auteur explique que dorénavant et pour deux ou trois jours,avec ce lumbago, il est condamné à appartenir à la famille des poulpes (céphalopodes, c'est à dire ceux qui prennent leur pied seulement dans leur tête)
cet acte a fait l'objet d'une censure car contraire aux bonnes soeurs, encore une coquille...de toutes façons ya plus personne dans la piscine alors,honteux et confus, se tenant le dos,l'auteur va se faire cuire un oeuf avant la sieste.
EPILOGUE voix off ci dessous en exclusivité: -on projette sur le fond de la piscine cette photo de champignon toruvé près de chez l'auteur sur un tronc d'arbre, taille d'un cerveau humain, soit environ 1400cm3, pour fermer la boucle avec le turbo)encore une petite expérience divine; manquerait plus que la greffe prenne, si les arbres se mettent à penser les hommes n'en ont plus pour longtemps, faut qu'j'y aille le baracuda a fini de bouffer les filles et les fruits de mer et j'ai plus d'air!
pardon d'avoir été un peu long mais ça occupe!
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