à venir...
lorsqu’il décida de mettre fin à ses éternels recommencements, le plus que parfait, le cloné à 40 milliards d’individus envoya sur l’océan de larmes que son ennui collectif , son vague à l’homme, avait créé, une dernière bouteille de Lacrima Christi auquel il avait joint les quelques millilitres de sa semence devenue inutile et les quelques ovules prélevés au muséum des dernières femelles qu’ils avaient conservées dans la glace, plus par curiosité pour les générations virtuelles à venir que par intérêt scientifique.
Ils avaient tout raté. La maîtrise de l’énergie, la culture pour tous, la civilisation des loisirs, la conquête de l’espace, la religion à la carte, la communication maîtrisée, et toutes sortes de choses comme la monnaie unique, la réforme du lycée et la téléportation, les hologrammes odorants et palpables, l’éradication de toutes les tares et toutes les maladies...tout cela ils l’avaient fait au vingt et unième siècle, tout cela ils y avaient cru et c’est pour un monde meilleur, plus juste, plus serein, plus beau qu’ils avaient fini par oublier ceux qu’ils étaient pour n’être plus qu’un -parfait- cloné à 40 milliards d’exemplaires. Et tout ce qu’ils avaient fait pour lui, Il ne supportait plus de ne le partager qu’avec lui même, Il ne supportait plus de ne plus être jalousé, Il n’existait plus , puisque les autres n’existaient plus...
dans la capsule de verre, contre laquelle le vin aussi pleurait, ce qui devait arriver arriva. Les cellules s’unirent pour ensuite se diviser comme inéluctablement cette race avait pu le faire depuis quelques millions d’années obscures.
Bientôt, trop tôt? deux foetus prirent forme et le bouchon sauta au moment où ils abordèrent l’île désertée par celui qui leur avait donné la vie, ou par un quelconque de ses(trop) semblables... On ne sut jamais ce qui leur permit de survivre, par quel sursaut phylogénique, (ou honte au génique?)par quelle intervention divine (ou diabolique), ils vécurent et parvinrent sans peine à l’adolescence, enfin ce que les hommes du vingtième siècle appelaient ainsi,( comme si il fallait retarder à tout prix le passage à l’âge adulte, comme si les hormones et le reste attendaient patiemment que les adultes fassent le deuil de leur enfant pendant quelques années avant de le reconnaître comme vraiment mort et réincarné en homme ou femme, comme si le corps social déterminait le corps physique?) comme si...mais tout cela c’est du passé et ce qui devait arriver arriva...in vivo cette fois, l’instinct reprit ses droits...
l'avenir dira ce qu'il en adviendra!
Ils avaient tout raté. La maîtrise de l’énergie, la culture pour tous, la civilisation des loisirs, la conquête de l’espace, la religion à la carte, la communication maîtrisée, et toutes sortes de choses comme la monnaie unique, la réforme du lycée et la téléportation, les hologrammes odorants et palpables, l’éradication de toutes les tares et toutes les maladies...tout cela ils l’avaient fait au vingt et unième siècle, tout cela ils y avaient cru et c’est pour un monde meilleur, plus juste, plus serein, plus beau qu’ils avaient fini par oublier ceux qu’ils étaient pour n’être plus qu’un -parfait- cloné à 40 milliards d’exemplaires. Et tout ce qu’ils avaient fait pour lui, Il ne supportait plus de ne le partager qu’avec lui même, Il ne supportait plus de ne plus être jalousé, Il n’existait plus , puisque les autres n’existaient plus...
dans la capsule de verre, contre laquelle le vin aussi pleurait, ce qui devait arriver arriva. Les cellules s’unirent pour ensuite se diviser comme inéluctablement cette race avait pu le faire depuis quelques millions d’années obscures.
Bientôt, trop tôt? deux foetus prirent forme et le bouchon sauta au moment où ils abordèrent l’île désertée par celui qui leur avait donné la vie, ou par un quelconque de ses(trop) semblables... On ne sut jamais ce qui leur permit de survivre, par quel sursaut phylogénique, (ou honte au génique?)par quelle intervention divine (ou diabolique), ils vécurent et parvinrent sans peine à l’adolescence, enfin ce que les hommes du vingtième siècle appelaient ainsi,( comme si il fallait retarder à tout prix le passage à l’âge adulte, comme si les hormones et le reste attendaient patiemment que les adultes fassent le deuil de leur enfant pendant quelques années avant de le reconnaître comme vraiment mort et réincarné en homme ou femme, comme si le corps social déterminait le corps physique?) comme si...mais tout cela c’est du passé et ce qui devait arriver arriva...in vivo cette fois, l’instinct reprit ses droits...

l'avenir dira ce qu'il en adviendra!
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