la mer c'est dégueulasse les poissons baisent dedans (renaud)
(merci titouan Lamazou pour celui là et tous les autres)
alors nous y voilà! comment font ils les petits( et les gros) pwassons pour assurer la survie de l'espèce?
1) voici le conférencier, docteur emérite (ça veut dire qu'il ne fait plus que de la recherche...cool, plus que des étudiants passionnés autour de lui!) Claude Chauvet (y avait aussi Mathieu Juncker, mais si je mets sa photo je déclenche une émeute à air france tellement qu'il est jeune tellement qu'il est charmant, désolé monsieur Chauvet, la concurrence est une des lois de la nature!)
2) voici mes notes:
je vous scanne les 17 pages ou je vous fais un résumé? je m'en doutais, bande de f...
Soit, va pour le résumé!
Tous les poissons étant civilisés ont optés pour une reproduction basée sur une rencontre de gamètes mâles et femelles (spermatozoïdes et ovules),donc une rencontre de mâle(s) et de femelle(s) c'est à dire pour la reproduction sexuée telle que décidée lors du grand referendum piscicole de 3 millions d'années avant notre ère (oui, bien avant la guerre, y en a un qui suit!)Tous se sont organisés en coopérative pour mutualiser leurs semences respectives et plus ou moins respectables, ce qui permet de partager le frai...oui car vous et moi faisons l'amour,(vous et moi,c'est une expression, oui madame la bas au fond,non, même si vous me donnez des bananes, c'est non!),le lièvre et la hase bouquinent(si c'est vrai!) du coup,le bouc lapine (trop facile celle ci!)...et les pwassons frais fraient (c'est automatique, fidèles lecteurs d'astérix). Il est remarquable qu'avant d'éviter des liaisons mal tà propos aux résultats aléatoires et source de mutations génétiques inutiles car coûteuses en energie, les pwassons se regroupent par espèce dans un même lieu (oui les lieus aussi à quelques lieues)en banc (point de formalités, on ne publie pas les bans chez les pwassons...)aucun plongeur ayant assisté au frai (du contribuable s'il est au CNRS ou à l'IRD et je suis pas jaloux),n'a constaté le moindre rictus de plaisir chez le mâle ni chez la femelle, pas non plus le moindre gloussement ou soupir simulé; les pwassons s'en fichent comme de leur première nageoire, ils balancent leurs gamètes et retournent vaquer à leurs occupations comme si de rien n'était...ceci leur permet d'économiser de l'énergie(ben oui, gaffe à la couche d'ozone!) pour pouvoir mieux se consacrer à l'éducation de leurs enfants! (c'est vrai aussi ça, c'est le docteur qui l'a dit, l'éducation permet de gagner du temps sur la génétique, ainsi si on devait attendre que le système pileux des esquimaux ressemble à celui des ours polaires, il y a longtemps qu'il n'y aurait plus d'inuits en ce bas monde, c'est l'éducation qui permet aux enfants inuits de se couvrir chaudement, tout en criant à bas la calotte.(glaciaire)et finalement heureusement que les mutations génétiques sont moins rapides que les mutations de fonctionnaires (c'est tout dire) parce que bientôt il faudrait tondre les inuits à cause du réchauffement climatique) mais je m'égare je diverge et ce n'est pas le sujet, les pwassons n'en ont guère.
Certains pwassons,assez rares finalement ont opté pour le gonochorisme, c'est à dire pour des individus dont le sexe est determiné à la naissance comme vous et moi (enfin moi je suis sur, vous, je connais pas tout le monde intimement pour pouvoir l'assurer), ce système a l'avantage de savoir toujours qui est qui et qui fait quoi et évite en général, les mauvaises surprises...
(le dessin ci dessus est d'un(e) auteur(e) qui m'est tout aussi inconnu(e) que celui(celle) du poisson suicidaire d'un billet précedent et est extrait d'un diaporama "les meilleurs dessins d'humour du siècle"(sic!), si son auteur(e) se manifeste, je me ferai un devoir et une joie de citer ma source...
Mais les pwassons sont ce qu'ils sont: compliqués, car en vérité les stratégies sont différentes...D’autres, tous les autres et à dire vrai la plupart des pwassons (du lagon et d’ailleurs) sont hermaphrodites (cf mon article qui fait date dans l’histoire des blogs de notre planète qui reprend l’origine mythologique du terme…ici en fin de page). Quand on dit hermaphrodite, le citoyen lambda ou epsilon, pense aux escargots : c’est un bon début, sauf que l’escargot est hermaphrodite simultané (en même temps mâle et femelle, mais pas d’autoaccouplement en règle générale), alors que beaucoup de pwassons sont hermaphro-successifs, protandres pour ceux qui sont d’abord mâle puis femelle, et hermaphro-successifs protogynes pour, vous avez compris, femelle puis mâle.
Mais c'est pas tout! Tout cela serait simple si nos amis de la mer ne changeaient pas d’avis comme de chemise pour certains d’entre eux…je vous passe les détails- au demeurant passionnants- des études qui nous ont été présentées, mais il a été démontré que chez bon nombre d’espèces c’est le groupe qui détermine le sexe du nouveau venu dans la colonie, ou le changement de sexe de membres du groupes en cas de déséquilibre du sex ratio dans le groupe. (le sex ratio dépendant de l'espèce, il peut être un pour une, un pour deux, un pour dix, deux pour cinq selon en tous cas je n'ai pas noté de cas de une pour deux ou plus) Bon c’est pas des élections non plus, c’est les rapports sociaux entre les poissons qui sont déséquilibrés alors si les mecs en ont marre d’attendre que bobonne repasse leurs chemises parce qu’ils sont 12 à attendre ou si les filles en ont marre de se partager le même mec qui passe jamais l’aspirateur, et ben ça fait des gouzis gouzis dans les hormones, ça fait friser les ovaires et gargouiller les testicules et hop, on change !Dit comme ça, ça a l’air banal, alors transposons ! vu le nombre d’enseignants bloggers, adaptons nous... Imaginons, je (mâle) rentre en salle des profs…il y a huit femelles (ça va les filles c’est pas péjoratif, j’essaie de rester scientifique là) et un mâle .(c’est à peu près la proportion à dinoland , mamouthschool ou jurassicpark non ?)entre deux et quinze jours plus tard (c’est le temps qu’il faut aux poissons), trois professeures se sont laissé pousser la moustache et éventuellement les testicules(j’y reviendrai)…de telle manière à satisfaire les besoins du groupe social avec nos références de vie en couple, un homme pour une femme…
D’ailleurs, à ce propos, si ça ne se passe pas ainsi dans la réalité des salles de profs, n’y faut il pas voir un signe de la main de dieu comme qui dirait ,qu’un mâle pour 3 à 4 femelles est un sex ratio acceptable pour les profs??? Bien sur on m’objectera qu’au MEDEF le sex ratio est inversé, ce qui ne manque pas d’interroger ou marcel, mais si quelqu’un peut poser la question à laurence parisot, moi j’ai pas le temps, et je préfère la salle des profs du coup !
(de marie soph' chez Magnard ed.)
Mais revenons à nos moutons, poissons…
Il en est parmi les protogynes (femelles d’origine contrôlée FOC tiens!) qui voient leur ovaire régresser et disparaître au profit de l’apparition d’un testicule avec ses vésicules et ses saccules (comment veux tu…ah je l’ai faite avant vous celle là !) tranquille pour un mois sans esthéticienne…
Et d’autres qui ne perdent pas l’ovaire, celui-ci se mettant à produire dans une zone qui se développe en son sein des spermatozoïdes qui seront éjectés via les parois gonflées de l’ovaire dans la lumière qui mène au grand bleu.(poésie quand tu m'habites...rhooo)
Voilà…
Sinon, les pwassons ne font pas commerce de leur sexe, contrairement à ce qui se dit il n’y a pas de maquereaux chez eux, en revanche, il n’y a pas de règle générale pour la vie sociale : certains ne se rencontrent que pour frayer,(et non défrayer la chronique) d’autres vivent en couple pendant un an ou un cycle de ponte, d’autres ont plusieurs femelles…pour ces derniers vivant en groupe relativement important (10 /20 femelles pour un mâle) il y a parfois une femelle qui se stagiarise (elle devient physiologiquement mâle mais ne peut émettre de sperme tant qu’il/elle est stagiaire), il/elle joue le rôle du chien de berger en rassemblant le harem et en attendant que le vieux laisse la place ou de pouvoir se barrer à la faveur d'une nuit sans lune ou pendant la star ac avec une partie du cheptel à la manière des abeilles sauf que, chez les abeilles, c’est une femelle qui part en chantant aveuglément(oui l'amour est aveugle mais pas sourd) "on va essaimer" (air connu)
fermez le ban!
ps :salle des profs, hopital, institut medico éduacatif, les ratios sont les mêmes...surveilez les moustaches!
pps:pour les surréalistes en mal d'amour vous trouverez sur google le bestaire du surréalisme...ça calme!
ppps : si vous croisez un ban qui fraie (méfiez vous des imitations, les regroupements syndicaux USTKE(mais pas confondre non plus baches bleues et loches bleues…) ou du Front de libération des sardines à l’huile (FLSAH) ne sont pas assimilables à des bans) vous pouvez envoyer un mail ici, il sera fin content ! mjuncker@gmail.com